Adam Kesher

Médias. Communication. Société.

16 octobre 2005

MAIS QUI EST DONC ADAM KESHER ? (2)

ak_indexLa question a encore été posée cette semaine dans les commentaires de ce blog : mais qui est donc Adam Kesher ?

Parce que je ne veux pas laisser mes lecteurs dans un tel état de frustration, voici un nouvel élément de réponse, après celui apporté le 1er octobre dernier.

Adam Kesher est un groupe bordelais de « rock and wave disaster ». Formé en 2002, le groupe commence à donner des concerts en 2004 et enregistre trois titres cette année dont on peut écouter des extraits sur leur site. J’ai depuis peu le privilège de bénéficier des versions mp3 intégrales de ces trois morceaux, « Where’s my place ? » (le futur tube), « 160 » et « Love is such a hard game ».

Si leur lien avec l’œuvre de David Lynch est a priori aussi peu évident que le mien (rien à voir avec les nappes de Badalementi en ce qui les concerne), le moins que l’on puisse dire est que je suis fort flatté de partager mon patronyme avec un tel talent.

Adam Kesher se présente à mes oreilles comme une synthèse de Bowie, des Talking Heads, de Franz Ferdinand et du Clash (en particulier, la voix de Julien Perez rappelle fortement celle du regretté Joe Strummer sur « 160 »). Avec un certain succès déjà puisque les AK ont fait la première partie de Deus, ce qui n’est pas rien.

Puisque l’exercice de critique musicale consiste pour beaucoup à lister des adjectifs, je dirais : nerveux ; déglingué ; endiablé ; frénétique ; sanguin. Un rock qui ne refuse pas l’électronique et qui parle au corps plutôt qu’à l’esprit. Des morceaux qui foncent à 200 à l’heure, sans reprendre leur souffle. C’est aussi sûrement une expérience à vivre en concert (dont les échos sont excellents).

J’ai toujours écouté beaucoup de musique, mais jusqu’à présent n’arrivaient à moi que des talents « confirmés » et jamais des talents « en gestation ». Sachant qu’un bon nombre de grands groupes de rock n’ont jamais été aussi bons qu’au moment de leur premier album, il serait peut-être bon, du côté de la critique musicale, de mieux promouvoir les talents naissants (comme le
NME le fait en Angleterre).

Vous l’avez compris, je suis ravi de cette découverte qui a vite fait de rejoindre mon Itunes (désormais coincés entre ABC et Air), à défaut de pouvoir acheter un disque à ce stade. Merci donc à David Argellies d’avoir pris le contact. 3 morceaux seulement, mais une belle promesse de talent, particulièrement bienvenue à cette époque où la création musicale se cherche. On attend la suite avec impatience.

Posté par adam kesher à 11:17 - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


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