06 août 2006
Travail gratuit : débat avec Thierry Crouzet
Mon billet intitulé "Internet et travail gratuit" a fait réagir Thierry Crouzet,
un peu fâché de ce que je dis de son "appel aux internautes à trouver
un titre pour son bouquin". Je trouve le débat passionnant et vous
invite à (re)lire mon billet initial, puis celui de Thierry Crouzet que
je copie-colle ci-dessous (je suis sûr qu'il ne m'en voudra pas), suivi
de quelques extraits des commentaires et ma (longue) réponse.
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Thierry Crouzet :
Tout travail mériterait salaire
Je ne suis pas du tout d’accord avec ce principe. Et j’éprouve le besoin de m’expliquer à ce sujet après le commentaire d’Adam Kesher. Je me suis déjà expliqué une première fois en parlant du crowdsourcing et du web 2.0. Je recommence car Kesher me reproche en gros de vous exploiter, vous lecteurs qui avez gentiment proposé des idées de titres pour mon prochain livre.
J’ose espérer que des hommes libres peuvent échanger des idées sans avoir besoin de se les facturer. Chaque fois que nous écrivons dans nos blogs, nous ne faisons pas payer l’accès à nos écrits. C’est justement tout l’intérêt des blogs, de permettre à des gens de se rencontrer, à des idées de se féconder. Mettre de l’argent là dedans ce serait la mort du système. Qu’une idée émise par l’un de nous, récupérée par un autre, transformée ailleurs finisse par générer de l’argent quelque part ne me pose aucun problème. C’est le principe même de l’open source. C’est de cette façon que naîtra le cinquième pouvoir.
Faut pas oublier que les salaires sont avant tout un moyen pratique pour l’État de ponctionner sa dîme au passage. Lorsque nous échangeons des idées ou des services, l’États est impuissant, il ne contrôle plus. Et Internet, en nous aidant à échanger, met en question justement le principe même de l’imposition. L’échange est donc un acte contestataire à mes yeux très important. C’est pour ça que, quand je publie un article chez Agoravox, je n’attends aucune rétribution même si Agoravox peut gagner un peu d’argent grâce à ma contribution.
Il y a des choses que nous faisons dans la vie pour de l’argent mais je ne vois pas pourquoi nous n’agirions que pour l’argent. Nous pouvons aussi agir par amitié, par désir de partage, de reconnaissance, par pur altruisme… l’argent n’est pas un passage obligé et j’espère qu’il le sera de moins en moins. Si nous entrons, comme je le pense, dans une époque où les qualités vont devenir plus importantes que les quantités, l’argent sera un étalon de moins en moins nécessaire. Tout n’est pas quantifiable en valeur, heureusement. Encore une fois, nous vivons dans une société où on nous a inculqué le contraire.
Quand un artiste écrit un livre, peint une toile, compose de la musique… le plus souvent il ne le fait pas pour de l’argent. La grande majorité des œuvres ne rapportent rien à leur auteur. Flaubert disait toujours que madame Bovary lui avait coûté. Très souvent nous ne travaillons pas pour de l’argent mais parce que nous en éprouvons le besoin, parce que nous avons envie de transmettre quelque chose, de contribuer à l’aventure humaine. Il serait dommage d’enrayer ce phénomène sous prétexte que tout travail mérite salaire.
Par provocation, je dis souvent que le statut de salarié n’est qu’un statut d’esclave déguisé. Pour un salaire arbitraire, le salarié offre à son patron presque toujours plus qu’il ne reçoit. Cette exploitation du travail devrait être interdite et cet interdit inscrit à la déclaration des droits de l’homme. Nous avons le droit de collaborer à des projets collectifs mais il devrait être interdit de quantifier arbitrairement et a priori cette collaboration. Nous devrions toujours être partenaires dans le business, en être systématiquement les actionnaires.
Et je ne prône pas ainsi une forme de communisme mais un capitalisme sans chef, sans patron qui se place au-dessus des employés, un capitalisme d’hommes libres qui échangent librement leurs services. Un jour le statut de salarié sera sans doute regardé comme une monstruosité. Il ne faut jamais oublier que l’esclavage a longtemps été acceptable, même pour les esclaves qui étaient incapables d’imaginer un monde sans esclaves.
Le salariat n’est qu’une humanisation de l’esclavage. Une humanisation somme toute assez primitive.
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Extraits des commentaires
~laurent a écrit :
Page2007.com a écrit :
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6 août 2006 @ 12:13
Adam Kesher néglige le côté gagnant-gagnant.
Que ce côté gagnant-gagnant passe par le plaisir de l’échange ou du jeu (personnellement, je trouve ça plutôt amusant de chercher un titre de livre, quand le sujet est au coeur de nos passions : la politique et les blogs. Je ne le ferais pas pour un sujet qui ne m’intéresse pas. On ne demande pas un salaire quand on part jouer au tennis pour le plaisir)
Ou que ce côté gagnant-gagnant soit plus matérialiste (échange d’avantages, de notoriétés, d’idées…).
Si l’on suit le raisonnement d’Adam Kesher, les sites référencés par Bonvote.com devraient aussi payer une redevance à Thierry, puisque ces sites bénéficient d’une promotion gratuite, ce qui permet de se passer de Google Adsense. Bien sûr, Thierry bénéficie aussi de ces sites, qui font de la pub à Bonvote, site qui à son tour fait de la pub au bouquin de Thierry en renforçant sa notoriété. Bref, tout cela est circulaire, et chacun s’y retrouve.Au petit jeu de “qui profite le plus”, je pense qu’on arriverait à une égalité.
Il n’empêche que Adam Kesher pose une bonne question, à savoir la remise en cause de certaines professions avec l’arrivée du Net et ses diverses conséquences (dont les échanges gratuits de services, et autres formes de trocs démonétarisés).
Certes, mais tout progrès s’est traduit par une remise en cause de certains secteurs. C’est à chacun de s’adapter.
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Ma réponse (nettoyée des coquilles initiales et avec un petit bout de texte précisé)
Ravi d'avoir initié un débat à la fois très intéressant et très important à mes yeux.
Quand
on lit mon billet puis celui de Thierry Crouzet, la facilité est de se
dire "ils ne sont pas d'accord, ils se fritent". La réalité me semble
un tout petit peu plus complexe. Si on lit bien mon billet, on y voit :
- une gêne vis-à-vis de certaines pratiques de "travail gratuit"
- une interrogation générale sur l'impact d'Internet sur certaines activités économiques
-
une conclusion assez ouverte qui évoque l'idée que les formes de
travail menacées par Internet jouissent actuellement d'un privilège
artificiel, et une vision positive de l'enthousiasme des internautes
qui collaborent.
Ce billet est complexe, comme le sont souvent
ceux que j'écris, car il me semble que les blogs sont un lieu où l'on
peut affronter la complexité, l'assumer, la traiter, qu'on n'est pas
obligé de dire tout blanc ou tout noir même si ce serait plus simple.
Je
ne me reconnais donc pas complètement dans l'introduction du billet
ci-dessus : "Kesher me reproche en gros de vous exploiter, vous
lecteurs qui avez gentiment proposé des idées de titres pour mon
prochain livre." Tout est dans le "en gros".
Par ailleurs je
trouve archi démago la formule "vous lecteurs qui avez gentiment
proposé des idées"... Mais c'est une autre histoire.
De toute
façon il n'est pas très important de savoir si Thierry Crouzet et moi
nous nous opposons frontalement ou pas. Ce qui est important, c'est le
sujet qui nous occupe. J'ai plusieurs réactions à la lecture du billet
ci-dessus, et je m'en excuse par avance, elles sont complexes !
Que
se passerait-il si un internaute trouvait le titre qui allait permettre
de vendre deux fois plus de bouquins ? Car il faut bien se rendre
compte que le titre d'un bouquin est absolument clé pour ses ventes. Au
mieux, il reçoit de la reconnaissance et de l'image. Au pire, il est
négligé, oublié, il est le seul à s'en souvenir. Comme tous ces
stagiaires en agence de pub qui ont trouvé des slogans qui ont fait la
fortune non seulement des marques... mais aussi de leur directeur de
création qui leur en a piqué l'idée.
A mon sens ce n'est pas
parce qu'un travail prend deux minutes qu'il n'a aucune valeur. Cela
pose la question de la relation entre le temps et le travail. Dans les
activités intellectuelles, celles du conseil par exemple, on se
rémunère en général sur le temps passé. Un consultant facture à son
client un certain nombre d'heures par rapport à son tarif horaire qui
est censé représenter sa valeur. Mais les meilleurs conseils, les
meilleurs idées, qui font gagner beaucoup d'argent à ceux qui les
reçoivent, ne prennent parfois que quelques minutes ou quelques
secondes à être formulés. Il y a donc un vrai problème de
reconnaissance de la valeur de certaines activités dans la société, qui
est loin d'être résolu.
Ensuite, ce qui me gêne, ce n'est pas
que des internautes collaborent, échangent, dialoguent. Au contraire !
Mais quand une personne qui est dans une logique économique, comme la
prochaine publication d'un bouquin (que cela paie bien ou non) demande
des conseils gratuits, cela me gêne. Cela ne me gêne pas quand les
personnes qui échangent n'ont aucun intérêt économique. C'est là qu'on
retrouve l'envie d'échanger, l'amitié, le désir de reconnaissance
évoqués par Thierry Crouzet.
Donc, une personne qui donne
gratuitement des conseils à une personne qui peut en retirer un
bénéfice financier, cela m'interroge. Je pense que celui qui donne des
conseils gratuits doit au moins avoir conscience de ce qu'il fait, et
non pas agir par naïveté ou besoin de reconnaissance. C'est là mon
point clé.
Quand Thierry Crouzet écrit "nous pouvons aussi agir
par amitié, par désir de partage, de reconnaissance, par pur
altruisme…", je crois que le facteur "recherche de reconnaissance" est
extrêmement important. J'en ai beaucoup parlé sur mon blog.
D'une
manière plus générale, je crois que les internautes, les consommateurs,
les citoyens doivent avoir davantage conscience de la valeur de leurs
opinions et de leurs idées dans le système économique.
Quand on
regarde la chaîne économique entre une entreprise et ses consommateurs,
on se rend compte que la connaissance de l'opinion des consommateurs
est un facteur clé de la réussite des stratégies d'entreprise. Les
consommateurs sont fréquemment sollicités : études quanti, focus
groups, sans compter l'information qui remonte aux services
consommateurs... Et ce sont les sociétés d'étude qui se rémunèrent pour
cette activité de « remontée d’information ».
Mais la matière,
le contenu, la richesse, appartiennent aux consommateurs qui n'en ont
pas conscience. Pour une heure de focus group, je reçois un petit
cadeau d'une valeur de 50 euros, mettons. Mais j'ai peut-être émis
l'idée ou l'opinion qui va être décisive pour le clients et ses
millions d'euros d'enjeux ! Donc, le consommateur est, d'une certaine
façon, exploité économiquement. On compte sur sa gentillesse.
Avec
Internet, on récupère l'information gratuitement. L'autre jour,
j'assistais à une présentation de quelqu'un de chez Skyrock qui disait
"baladez vous sur les skyblogs, vous en saurez dix fois plus sur ce
qu'on pense de vos produits qu'en investissant des dizaines de milliers
d'euros dans des études". C'est vrai et tout est dit. Internet menace
l'équilibre ou au moins le modèle économique des sociétés d'étude.
Quand on regarde les choses de cette façon on voit que c'est une chance
pour les grandes marques : si elles s'en rendent compte, elles peuvent
renforcer leur pouvoir grâce à Internet et la gratuité des infos qui
circulent. Je ne dis pas que c'est bien ou pas bien, mais cela va
plaire à certains et déplaire à d'autres.
Ensuite, on dit que celui qui apporte l'idée gratuitement se rémunère en image. C'est vrai, mais est-ce suffisant ?
Je
suis ravi que l'on intègre le rôle et la valeur de l'image dans la
société, puisque c'est un des sujets que je traite le plus sur mon
blog. Mais il me semble qu'à certains égards, le bénéfice d'image a bon
dos. Par exemple, quand un "expert" est invité à faire une présentation
dans une conférence, il va partager son savoir, sa valeur ajoutée et
donner de son temps. Ce savoir peut-être réutilisé par d'autres. Il ne
faut donc pas nier la très grande valeur que peuvent avoir certaines
interventions de ce genre. Pourtant, souvent, on va demander à l'expert
d'intervenir gratuitement. Pourquoi ? Au nom du bénéfice d'image. "il
peut y avoir de futurs clients dans la salle, etc.".
Mais de
ce que je vois, j'ai l'impression que certains sont bonnes poires et
que d'autres, qui se font payer, ont mieux compris le système.
Cela
pose la question de la valeur de l'image dans la société, qui est loin
d'être épuisée. En attendant et jusqu'à preuve du contraire, la valeur
dans la société est mesurée par l'argent.
Gagnant-gagnant ? Je
ne suis pas convaincu. Je suis davantage sensible à l'argument de
Thierry Crouzet sur le "tout-financier" qui est une menace.
Effectivement, heureusement que l'argent n'est pas partout. Mais quand
un acteur qui a un enjeu économique reçoit des conseils gratuits, je
trouve qu'il y a un problème. Et encore une fois, mon point le plus
important est : "que ceux qui donnent les conseils le fassent en
connaissance de cause".
J'en reste donc à la conclusion de mon billet initial :
"Pas normal : qu'une bonne idée de titre de bouquin, qui permet à son auteur de mieux le vendre, ne soit pas rémunérée.
Pas
normal : qu'un bon article, qui attire du monde sur un site et permet
de mieux valoriser le prix de l'espace, ne donne pas lieu à une
rémunération.
Normal : que l'information circule, que les gens
s'expriment et communiquent, que le monde devienne plus fluide, que les
rémunérations des individus ne reposent pas sur un droit d'exclusivité
plutôt qu'un savoir-faire.
Autrement dit, on peut considérer que
si Internet permet à tous de s'exprimer et tue la presse écrite, c'est
que cette dernière aura joui d'un privilège artificiel reposant sur
l'exclusion des citoyens de la rédaction de médias. On peut considérer
que si les blogs tuent les agences RP, c'est que ces dernières
apportaient un service qui reposait sur l'exclusion artificielle de
leurs clients de l'accès aux outils de communication. (Mais
rassurez-vous, cela n'arrivera pas).
De toute façon, il y aura
toujours des Internautes pour participer au système gratuitement. Par
enthousiasme, par absence de calcul - et pour cela, on peut aussi se
dire tant mieux."
Un petit mot à l'attention de Laurent Bervas :
Je
suis bien d'accord quand tu dis qu'il faut donner pour recevoir.
D'ailleurs je donne beaucoup sur mon blog qui propose de nombreuses
réflexions gratuites sur des sujets très variés :-)
Mais quand tu écris :
"Dans
la réaction d’Adam, qui n’a pas se fond rationnel, je ressens comme une
réaction émotionnelle, comme un petite jalousie. Cela semble souvant le
cas avec quelques membres fondateurs des freeman. J’en suis
personnellement sorti à cause justement de ces vaines querelles d’égos."
Je
ne saurais que trop te demander de garder pour toi des spéculations
d'ordre personnel qui concernent quelqu'un que tu n'as jamais rencontré.
En
revanche si un freemen qui passe par là avait l'idée de republier les
e-mails que tu avais envoyé pour te plaindre d'être exclu du projet
Imagine (projet qui voulait seulement reposer sur un groupe restreint
de personnes pour être efficace avant de s'ouvrir par la suite), ce
serait très drôle !
J'ai été long, j'ai été complexe, mais aurai-je été bien lu ?
Consommateurs citoyens
Laurent Mauriac et Versac
narrent leurs déboires de voyageurs aux prises avec des agences et des
compagnies aériennes. Rien de très nouveau : après le journaliste
citoyen, c'est le consommateur citoyen qui s'exprime.
Mais le
consommateur citoyen, est-ce : de l'information utile aux consommateurs ?
Un progrès dans la relation marque-consommateur permis par les blogs
? Ou un moyen de pression pour servir un intérêt personnel ?
Pourquoi
je pose la question de l'intérêt personnel ? Ben oui, si c'est un
journaliste qui fait ça dans le média qui l'emploie, il abuse de son
pouvoir (ça arrive, mais les journalistes s'en servent surtout comme
moyens de pression).
Chez un blogueur, on a beaucoup moins le
sentiment de l'abus. L'occasion de rappeler qu'un média, ce n'est pas
un blog et qu'ils se distinguent dans les faits par leurs volumes
d'audiences et le caractère personnel / impersonnel de l'information.
Personnellement,
je suis pour qu'on raconte ce genre d'histoires, à une certaine dose,
quand on a vraiment quelque chose à dire et quand cela ne jure pas avec
la ligne éditoriale du site.
Le recul à prendre : il ne s'agit
jamais que d'expérience personnelle. Une marque peut se planter une
fois et s'en prendre plein la figure publiquement
sur un blog ou ailleurs alors que son service est excellent à 99%.
L'opinion, sur certaines marques ou certains services, se forge ainsi
(services postaux, hospitalisation...). D'un côté, c'est leur problème.
De l'autre, gare aux généralisations.
Evident mais courageux
"Au fond, la vraie indépendance de la
presse, ça devrait être cela : préférer, si le choix devait être fait
entre perdre 50% des lecteurs et s'abstenir d'écrire ce qui nous semble
juste et vrai, écrire ce qui nous semble juste et vrai au risque de
perdre des lecteurs. Au demeurant, c'est sans doute pourquoi nous en
gagnons."
Jean-François Kahn dans l'éditorial de Marianne du 5 août intitulé "Personne n'est obligé de nous lire".

Sur ce coup je ne peux que défendre la position de Thierry.
On croirait revenir aux débat entre logiciel libre et logiciel propriétaire.
Les développeurs de firefox on travaillé gratuitement et continuent à le faire, ils se rémunèrent en notoriété. Une fois que firefox a commencé a commencé à gagner de l’argent, un système de redistribution a été mis ne place.
Par ailleurs les développeurs de firefox ont pour la plupart un travail rémunéré qui leur permet de vivre. Sur leur CV, leur expérience comme développeur de firefox a une grande valeur. En ce qui me concerne le fait de participer à Agoravox me donne un surcroît de notoriété et de visibilité, qui donne de la crédibilité à mon message. Alors merci Agoravox.
Thierry écrit des livre et Adam ne peut pas ignorer que c’est rarement une activité rentable. Lorsque Thierry me demande de l’aider pour le titre de son livre, il va me prendre 5 minutes de mon temps, alors que j’ai passé bien plus de temps à lire ce qu’il a écrit et qui me donne du régulièrement plaisir, de l’information. Lui filler un coup de main est la moindre des choses.
Dans la réaction d’Adam, qui n’a pas se fond rationnel, je ressens comme une réaction émotionnelle, comme un petite jalousie. Cela semble souvant le cas avec quelques membres fondateurs des freeman. J’en suis personnellement sorti à cause justement de ces vaines querelles d’égos.
Adam : il faut commencer par donner avant de recevoir