07 novembre 2006
"La volonté politique est une énergie renouvelable"
Dixit Al Gore dans Une VERITE Qui Dérange, que je viens seulement de voir. Oui, c’est tard, mais maintenant que c’est fait, je peux l’avouer.
Vu que le film est presque en fin de carrière et que mon pouvoir de
prescription est assez limité, le moins que je puisse faire est d’en
dire quelques mots.
Partant du principe qu’une image vaut mille mots et sachant qu’Une VERITE Qui Dérange
est composé de 135 360 images (1h34 fois 60 secondes fois 24 images),
ce film vaut 135 360 000 mots (c’est dire son efficacité). Je préviens
: malgré ma difficulté chronique à faire synthétique, je ne saurais en
dire 135 360 000 mots (1). Mais je vais faire de mon mieux.
Je suis d’abord assez amusé de l’embarras de la critique
cinématographique devant le documentaire de Davis Guggenheim, optant le
plus souvent pour un « pas mal » mitigé.
Une VERITE Qui Dérange n’est pas « pas mal », « bien » ou « moyen
». Soit il n’a aucun intérêt (point de vue cinématographique), soit
c’est un chef d’œuvre (point de vue politique).
Evacuons donc l’intérêt cinématographique : grosso modo, ce n’est
qu’une conférence filmée d’Al Gore – une super conférence Keynote avec
une animation magnifique, mais une conférence. Tout l’intérêt réside
dans le message.
Car
c’est, évidemment, une vaste entreprise de communication. Une
entreprise propagandaire, au service d’une cause dans laquelle on
peine, en sortant de la salle, à ne pas voir une priorité absolue pour
l’action politique et citoyenne.
Une entreprise au service d’Al Gore aussi, bien sûr, dont les mauvais
esprits diront qu’il cherche à doubler son ami Clinton dans la course à
la nobellisation. Mais peu importe : il est plus efficace d’incarner
une grande cause à travers un individu.
Bon. Alors bien sûr, il s’agit du réchauffement climatique. N’étant pas
scientifique, je ne saurais restituer la démonstration qui est faite,
mais je peux conseiller celle-ci qui vaut déjà son pesant de cacahuètes.
La démonstration qui est celle d’Al Gore n’est pas différente de ce
qu’on a pu lire ici ou ailleurs depuis quelque temps, et en particulier
depuis la rentrée, via « l’affaire Allègre » puis la sortie du rapport Stern :
1. L’homme est responsable du changement climatique et cette
affirmation fait l’objet d’un consensus dans la communauté
scientifique. Il s’agit de la VERITE.
2. Le changement climatique nous amène droit à la catastrophe,
provoquant notamment des déplacements de populations par centaines de
millions, liés au relèvement du niveau des mers.
On retiendra notamment la démonstration sur le point 1, celui du
consensus scientifique. Gore épouse régulièrement le point de vue
adverse, celui du sceptique, dans sa démonstration : « c’est cyclique
», « ça ne montre rien »… Il pose donc la question : « ce que nous
racontons fait-il l’objet de contestations ? ».
La réponse : pas vraiment. Et Gore de citer une méta-analyse de toute
la littérature sur le réchauffement dans les revues scientifiques : 928
articles sur le sujet ont été étudiés. Sur ces 928 articles, combien
remettent en cause le rôle de l’homme dans le réchauffement ? Zéro. (2)
A l’inverse, Gore avance un chiffre de 53% : le nombre d’articles de
presse (non scientifique) mettant en doute le rôle de l’homme dans le
réchauffement.
Un tel écart entre la VERITE scientifique et l’Opinion médiatique ne
peut être que le fruit d’une manipulation. Gore confirme : une note
interne du lobby pétrolier se fixe comme objectif : « position climate change as theory rather than fact ». Ca a le mérite d’être clair (3).
Tout le combat, celui de Gore, des environnementalistes, des citoyens et des freemen de tous horizons est là : objectiver le débat. Parler du réchauffement comme d’une VERITE et non d’une supposition.
La réponse de Gore aux pétroliers est dans le titre de son film, dans
l’emploi immédiat du mot VERITE. Pour qu’on ne puisse plus douter, pour
qu’on passe du stade du débat à celui de l’action (4).
Il m’apparaît évident, après avoir vu Une VERITE Qui Dérange et
m’être un peu documenté sur la question, que le stade du débat est
effectivement dépassé, n’en déplaise à Claude Allègre et George Bush.
On attend maintenant, pour la France, les propositions des candidats :
on n’oublie pas que Sarkozy a proposé de placer les Ministères des transports et de l’énergie sous la tutelle de celui de l’environnement ; on note que Fabius réserverait un poste de n°2 du Gouvernement à Nicolas Hulot.
La France se doit de jouer un rôle moteur sur cette question
fondamentale, et pourrait même retrouver dans le combat environnemental
le souffle qui lui manque tant. Sans nécessairement opposer l’économie
à l’environnement (comme le souligne Gore), mais pourquoi pas au
travers d’une "économie de l’environnement" qui reste à inventer. La
volonté politique est une énergie renouvelable, donc.
Que faut-il faire ? C’est sur la question des solutions que la démonstration d’Une VERITE Qui Dérange est la plus rapide. Si le générique de fin récapitule ce qui est à la portée du citoyen, le passage sur les solutions gouvernementales est, malheureusement, éclair (5).
Mais on ne peut pas tout faire d’un coup : Une VERITE Qui Dérange est une œuvre de sensibilisation
d’alerte. Les solutions viennent dans un temps 2. Puissent les
sceptiques l’entendre : après avoir étudié le sujet climatique de près,
les autres enjeux de société paraissent presque rigolos.
(1) Après rédaction du billet, j’en suis à 1023 mots, soit 1 petite image
(2) Voir sur Wikipédia : «
L'enquête du Dr. Naomi Oreskes en 2004, recense 928 articles
scientifiques sur le changement climatique publiés entre 1993 et 2003.
Le résultat de son observation, publié en éditorial dans le journal
Science, est que chaque article soit soutient le consensus « le
réchauffement global a une part d'origine humaine », soit n'en tient
pas compte. »
(3) A noter aussi l’édifiant passage sur Philip Cooney
: membre du lobby pétrolier, il devient « Monsieur Climat » de
l’administration Bush. Forcé à démissionner suite à la publication de
notes écrites où on le voit tenter de travestir la VERITE, il redevient
dès le lendemain… Salarié d’Exxon Mobil.
(4) Je suis bien content, d’ailleurs, d’entendre Gore parler d’une «
question morale avant tout » après les échanges que nous avons eus au sujet du rapport Stern
(5) On lui fera un autre reproche : celui d’être « U.S-centric ». La
conférence de Gore étant conçue pour alerter un public américain. On
n’oubliera pas la responsabilité du reste du monde en général et de
l’Europe en particulier.
Commentaires
Adam,
Il n'y a de vérité scientifique qu'après validation expérimentale. On saura donc seulement dans 50 ans si les prévisions du documentaire constitu(ai)ent effectivement une vérité.
Quand on modélise un phénomène, le plus important, scientifiquement parlant, est de déterminer si le scénario est PROBABLE, ou pas.
Dans le cas qui nous occupe, c'est clairement le cas. La majorité des modèles climatiques aboutissent à des conclusions grosso modo similaires.
Ca ne sera peut-être pas le cas, peut-être que la vérité sera autre. Mais il convient pour le moment d'agir en fonction du scénario que ces modèles décrivent comme le plus PROBABLE (voire, si l'on est particulièrement prudent, en fonction de scénarios plus défavorables que la moyenne).
Effectivement ça veut bien dire qu'au niveau du débat d'opinion, tout l'enjeu est de faire pencher VERS la vérité (probabilité élevée, très élevée) ou VERS la théorie (moindre probabilité) comme Bush.
Après, la communication est forcément réductrice, sinon elle ne serait pas impactante. L'emploi du terme "vérité" dans le titre du film me paraît très approprié, même s'il est un peu abusif scientifiquement. A mon niveau, en martelant le mot VERITE, je tente de faire pencher ce que je peux VERS la vérité... C'est du micro-micro lobbying :)
Comme je l'ai déjà écrit chez Koz, je pense que même si on se trompe sur les émissions de CO2 et sur le réchauffement climatique, l'homme ne peut que s'en porter mieux si on les réduit. Donc cela devrait être un impératif. Tout candidat devrait en faire une priorité et tout citoyen aussi. Je crois d'ailleurs que les écologistes, français notamment, ont été lamentables car nous avions déjà été alertés vers la fin des années 60 et Dominique Voynet et ses amis ont tout simplement travesti le combat pour la nature et le climat en un combat pour les sans-papiers, le mariage gay etc... A mes yeux ils ont fait perdre 30 ans au combat pour la planète.
UN MENSONGE QUI ME DERANGE
Le film d’Al Gore est un mensonge qui me dérange !!! Le réchauffement de la planéte est dut à une forte activité du soleil et de vénus. Même si notre planéte était vide les catastrophes qui nous attendent auraient lieu car il s’agit de cycles astronomiques qui n’ont aucun rapport avec l’activité de l’homme. Même si il faut se soucier grandement d’écologie, ce film est un mensonge éhonté…. désolé, n’en déplaise à certains.
Claude ALLEGRE, un homme courageux, cultivé, assez fort pour résister aux pressions médiatiques des perroquets paniquards qui ignorent tout des éléments dont ils débattent philosophiquement. Vous finirez tous par faire l'effort de l'article déjà paru:
EFFET DE SERRE - GAZ CARBONIQUE et OXYDE D'AZOTE.
Du mouvement perpétuel, au"bogue" de l'année, 2000, en passant par la pompe à chaleur, on est arrivé à l’effet de serre. « Des Scientifiques ont dit » c’est la locution préférée de nos informateurs pour propager les pires bêtises.
Les lois de la physique sont souvent difficiles à comprendre.
L’équation caractéristique des gaz les imagine parfaits.
Les lois de Dalton sont souvent mal assimilées.
Quand à la thermodynamique, elle est si mal perçue qu’au 21éme siècle on peut construire une merveilleuse chaudière atomique, mais ce n’est que pour faire marcher les machines de Denis Papin(1690) ou, mieux, de FULTON. Nos automobiles continueront encore longtemps à utiliser les inventions du 19éme siècle sous le nom de cycle de Beau de Rochas (1862), popularisé par le moteur à quatre temps. L'électronique, en l'améliorant, ne sera jamais qu'un cautère sur une jambe de bois.
Les Scientifiques de bureau ont encore beaucoup d’avenir dans leurs prévisions qui ne sont étayées ni par des mesures, ni par des statistiques, ni par des expérimentations sérieuses. Leur invention d’effet de serre, provoqué par l’accumulation du DIOXYDE de carbone (avouez que cela a plus d’allure que le gaz carbonique) dans l’atmosphère, les ferait recaler au Certificat d’Etudes Primaires s’il existait encore.
Sans aller jusqu’à un tel niveau de culture scientifique, limitons au cours moyen des années 1957 et suivantes, notre bibliographie.
Qu’ils essaient d’extraire le gaz carbonique accumulé au fond d’une cave de fermentation. Ils constateront que pour le soulever il faut complètement le pomper.
Qu’ils essaient, en soufflant dessus, de le maintenir en suspension dans l’air. Ils verront qu’il est si lourd qu’il retombe en se dissolvant dans la moindre goutte de pluie et dans bien d’autres choses encore.
A la pression atmosphérique un litre d’eau dissout un litre de gaz carbonique.
A « n » fois cette pression un litre d’eau va dissoudre « n » litres de gaz carbonique.
Imaginez ce que peut en absorber l’océan dans ses profondeurs.
Ce qu’en produisent les industries humaines est ridicule devant les volumes émis par les respirations, les fermentations, les éruptions volcaniques, les calcinations des carbonates de toutes sortes qui constituent une bonne partie de notre planète. Enfin, la consommation du gaz carbonique par les végétaux n’a jamais été mesurée, ni même estimée. Pourtant, c'est la seule source de carbone dont disposent les végétaux pour fabriquer de la cellulose. Vous imaginez tout ce qu'il en faut pour construire un tronc d'arbre.
Avant d’en faire le « vitrage » de notre atmosphère, il serait bon d’en mesurer sérieusement la réelle concentration en fonction de l’altitude.
Il en va de même pour ces fameux oxydes d’azote, du « trou » dans la couche d’ozone et de toutes ces billevesées qui ne reposent sur rien. En effet, nos statistiques sur ces questions manquent manifestement d’ancienneté.
Que dire de cette histoire de niveau des océans qui serait en augmentation ? Est-ce l’eau qui monte ou la terre qui descend ?
Nos misérables existences ont été, de tout temps, victimes de ces conformismes majoritaires, contre lesquels il faut lutter mieux que des moutons de Panurge.
Pour ceux qui doutent encore.
L’azote et l’oxygène sont intimement mélangés pour former l’atmosphère que nous respirons. Leurs densités différentes devraient les dissocier ? Pourquoi n’en serait-il pas de même entre le gaz carbonique et l’air ?
Constats qui ne sont pas des explications.
L’eau et l’huile ne se mélangent pas, l'huile moins dense surnage.
L’eau et l’alcool se mélangent en toutes proportions, malgré des densités différentes.
Pourquoi ? Si l’on ne veut pas être noyés dans un cours de physique, il faudra nous contenter d’une réponse d’adjudant :
« C’est comme cela parce que ce n’est pas autrement.»
Le gaz carbonique n’a aucune affinité avec l’air qui nous entoure. Au maximum, l'air peut en dissoudre trois volumes pour dix milles (3/10000). Au delà de cette concentration, il s’en sépare et « tombe » au fond où tout concourt pour qu’il soit absorbé par l’eau, mais aussi par d’autres minéraux et végétaux.
Il en va de même du fameux oxyde d’azote que nos automobiles sont accusées de produire à l’excès. Or, le véritable producteur d’oxyde nitreux, c’est l’électricité sous tension élevée. Bien sûr, on en trouve un peu aux électrodes des bougies d’allumage des moteurs à explosion.
Les aigrettes bleues qui s’échappent des isolateurs des lignes à haute tension en produisent un peu plus. Par temps humide, on en sent l’odeur, qui accompagne le grésillement sonore caractéristique. Il s'y mélange un peu d'ozone qui accentue l'odeur.
Tout cela ne produit pas grand-chose si on le compare à la puissance énorme de l’éclair en temps d’orage, capable d’en synthétiser des milliers de tonnes.
Ce gaz nitreux est une bénédiction pour la nature et pour l’homme. Sans lui, il n’y aurait pas de végétation.
On peut faire, les mêmes constatations avec le gaz sulfureux.
Gaz carbonique, gaz nitreux et gaz sulfureux, solubles dans l’eau, ne restent pas dans l’atmosphère. Heureusement, s’il n’en était pas ainsi la vie, ne serait pas possible sur terre : nous serions tout asphyxiés. Depuis le temps que l’on consomme l’oxygène de l’air pour faire des oxydations, sa teneur devrait diminuer si l’on poursuit le raisonnement de nos fameux « Scientifiques médiatiques ». On ne l’a jamais constaté et on respire encore.
Ces trois dioxydes se combinent à l’eau pour donner les acides, carboniques, nitreux et sulfureux qu’on ne peut pas isoler. Ce sont leurs solutions qui ont des caractéristiques acides.
Contrairement aux autres solutions, ces dioxydes voient leur concentration dans l’eau diminuer quand la température s’élève. Finalement, ils ont tous tendance à être absorbés par le sol.
Comment pourraient-ils provoquer un effet de serre ? Qui provoque réellement l’effet de serre ? comment le constate-t-on ?
C’est l’eau dans l’atmosphère qui est à l’origine des nuages. Les propriétés de diffusion des rayonnements par les nuages sont connues du bon sens populaire. Un ciel clair provoque le refroidissement nocturne de la terre. Un ciel nuageux, au contraire, protège des excès du soleil et de la déperdition des calories accumulées par la terre et les eaux.
Si l’on compare les masses d’eau nuageuse, avec les quelques gaz transparents, qui se diluent en quantités ridiculement petites dans l’atmosphère, on voit bien que tous ces gaz, soi-disant à « effet de serre », ne peuvent avoir aucune influence sur le climat de la planète.
Les gaz à effet de serre : canular ? Ou imbécillité ?
Il serait tellement plus satisfaisant que ce soit un canular. Comment analyser les causes réelles de l’imbécillité ?
Un essai de réponse est apporté par un chiffre.
Lorsque nous avons demandé à ces fameux « Scientifiques », correspondants attitrés de nos « Reporters », à combien ils chiffraient le réchauffement de la planète, depuis les années 1900, ils ont répondu :
« La planète a connu, au vingtième siècle, un réchauffement d'un demi degré centigrade »
Mépriser le calcul d’erreur à un tel niveau, est franchement scandaleux.
Comment mesurer des températures avec une telle précision ?
Les conditions de prise de température et les performances des matériels, tant au début du vingtième siècle que maintenant, permettent-elles d’être aussi affirmatif, pour prétendre que le chiffre donné est significatif.
Aucune élucubration statistique ne peut étayer une telle sottise.
Même le suffrage universel ne nous permet pas de nous protéger des « maries Chantal» scientifiques, qui ne sont pas moins dangereuses que leurs soeurs en Politique et en Littérature.
KYOTO ou la mondialisation de la bêtise.
Les activités industrielles humaines, en y ajoutant les autres occupations des sols, couvrent moins de dix pour cent de la surface terrestre. L'exploitation n'en perce l'écorce que sur une moyenne de quelques centaines de mètres. Les fourmis humaines sont bien prétentieuses quand elles prétendent modifier les climats, par leurs activités minuscules.
Accuser les Etats-Unis d'Amérique de tous les maux, c'est oublier leur territoire gigantesque.
Ramenée au kilomètre carré, leur activité industrielle et humaine est bien inférieure à celle de l'Europe.
On envisage pourtant, sans inquiétude, que la population du globe atteindra rapidement les dix milliards d'individus. Comme toutes les formes de vie, celle de l'homme disparaîtra noyée dans son caca. Dans la fosse morte universelle, quand les hommes verront le niveau des sanies atteindre leur lèvre inférieure, chaque nouvel arrivant provoquera la supplication unanime : « Surtout, pas de vagues ». Les plus grands seraient donc les derniers à disparaître ?
Cela ne sera pas la conséquence des émissions de gaz carbonique qui s'élimine automatiquement. La vraie source de nuisance et d'autodestruction tient dans une seule phrase de la genèse :
Croissez et multipliez
Il faut bien que les choses s'arrêtent un jour.
Le réchauffement climatique :
« Sans effet de serre, comment faire pour expliquer le réchauffement climatique ? »
J’ai déjà dit combien nos statistiques et la précision de nos mesures, dans le temps, étaient insuffisantes pour prouver que le climat se réchauffait. Nos pauvres mémoires sont si courtes qu’elles ont oublié les mois de juin torrides pendant lesquels on « faisait les foins ». Elles ont aussi oublié les étés « pourris », froids et humides avec les récoltes qui pourrissaient sur pied, les épouvantables sécheresses qui décimaient les troupeaux. Pensez donc qu’en 1947 et en 1959 les vignes du Nord ont produit et conduit à maturité des raisins bien sucrés. A Melun le bananier du jardin public a produit un splendide régime de bananes parfaitement comestibles.
Ces années-là, les vins étaient méconnaissables. Ils étaient si généreux que cela cachait leurs terroirs. Les vins blancs avaient tous le goût de Xérès espagnol et, en Champagne, ils étaient inaptes à la seconde fermentation appelée prisez de mousse. Il fallait les couper (on dit assembler cela fait plus noble) avec des « piquettes » des années antérieures.
Les vents étaient alors autant de Sud-Ouest que de Nord-Ouest, les tempêtes aussi. On ne parlait pas encore de réchauffement climatique.
« Mais, cher Monsieur, sans épiloguer sur les mesures thermométriques que vous contestez, la régression des glaciers, la fusion des glaces polaires sont bien en rapport avec une évolution du climat qui ne trouve d’explication que dans l’effet de serre, universellement reconnu. »
Les glaces qui fondent sont une réalité. Alors ! Qui les réchauffe ?
Le sens des proportions :
Il faut remettre les grandeurs à leurs places qui sont toutes relatives. Le monde vivant occupe une « pellicule » du globe terrestre bien mince : à peine un pour mille du rayon de le terre. En volume, cela ne représente que trois pour mille de notre globe. Ramenez cela à un beau pamplemousse de cent millimètres de rayon, cela représente péniblement un dixième de millimètre, soit la peau d’une pomme de terre nouvelle.
L’astronomie ne signale pas des mouvements du soleil, ni des émissions calorifiques inhabituels. Par contre, les tsunamis, éruptions volcaniques et tremblements de terre se sont distingués ces dernières années. Quand on pense aux sources chaudes d’Islande et d’ailleurs et qu’on observe que les glaciers et les banquises fondent surtout par la base, on peut se demander si ce n’est pas la croûte terrestre qui laisse transpirer un peu plus du feu central si mal connu.
Une campagne de mesures de la température des sols, tant sur la terre qu’au fond des océans, permettrait d’émettre des hypothèses moins philosophiques que l’effet de serre. Cela prendra du temps et, dans l’attente, on entendra encore de belles âneries.
Enfin, l’histoire est là qui nous apprend que les vikings appelaient VINE LAND ce que nous appelons encore GROELAND, malgré les glaces et les névés qui recouvrent ce territoire.
On peut regretter que nos formations intellectuelles nous spécialisent trop en nous enlevant la capacité généraliste de raisonnement scientifique et technique. Les sociétés et académies savantes ont bien failli à leur mission.
Dinard le 17 Février 2001 –
François TATARD – 18 rue de l’isle célée
intoxications écolo
L’intoxication mentale mondiale
A la fin du 18° siècle et au début du 20°, circulaient des hypothèses farfelues pour expliquer l’incompréhensible. On notera :
- le fluide calorique que les lois de Joule vont anéantir mais qui restera dans les esprits littéraires pour faire croire à la pompe à chaleur aux rendements supérieurs à l’unité.
- Le mouvement perpétuel pour lequel il faudra attendre le début du 20° siècle pour voir refuser les brevets par l’Institut de la propriété industrielle.
- La génération spontanée que seul le grand Pasteur réussit à éradiquer.
- L’effet de serre provoqué par des gaz erratiques particuliers ce qui entraînait la notion de lévitation des gaz lourds par convexion, dilution et courants d’air.
De nos jours ne subsistent de ces ragots d’ignares, que la pompe à chaleur et l’effet de serre.
De ces deux là, seul l’effet de serre connaît une exploitation commerciale en devenir. Cette exploitation est concentrée sur le gaz carbonique qui nourrit nos végétaux, avant de nourrir les hommes et les animaux.
Comment gagner de l’argent avec le gaz carbonique ?
La Société l’Air Liquide, un de nos meilleurs placements boursiers dits « de père de famille », vous communiquera les cours de vente au détail du CO2 comprimé dans des bouteilles d’acier.
Le CO2, sans être rare par rapport à la demande, ne se trouve pas disponible n’importe où. On peut le récupérer, assez propre, dans les cuveries de fermentation. Moins pur, vous le trouvez sortant des sols volcaniques. Alors, direz-vous, pourquoi ne pas le prendre là où il est sensé provoquer le réchauffement climatique en vitrifiant notre atmosphère, par convexion ou dilution ?
Parce que, à raison de trois litres de CO2 pour 10000…litres d’air, ce n’est pas une mince affaire. Rendez vous compte, c’est comme s’il vous fallait trouver trois billes noires insérées dans un tas de neuf mille neuf cent quatre vingt dix sept billes blanches, du même diamètre. C’est ce qu’on appelle chercher une aiguille dans une botte de foin.
« Mais ! Monsieur ! Vous n’allez pas me faire croire qu’il n’y a que trois billes noires dans près de dix mille billes blanches pour changer le climat. Il y en aurait-il le double, soit 200% que cela ne changerait rien à la chose. Donc vous me mentez et les « scientifiques » du GIEC rectifieront vos mensonges »
« Ah bon ! Vous ne voulez pas me croire parce que vous ne voulez pas apprendre les propriétés des gaz ? »
« Non Monsieur ! Je ne vous crois pas parce que vous n’êtes pas le patron du CNRS, ni de l’ADEME. Tous les dirigeants politiques le confirment. C’est même écrit dans les journaux »
« Alors si c’est écrit dans le journaux c’est que c’est vrai. Donc, désormais, vous paierez pour récupérer un gaz que les autres vendront »
« Non Monsieur « ils » ont déjà commencé à le stocker dans la terre et ce n’est pas pour le vendre »
« Ah Bon ! Mais dites-moi : j’ai besoin de l’échelle ; Tenez bien le pinceau.
Des dérives encore plus graves : les biocarburants
« Parfaitement, les journaux le disent : la France est toujours en retard, même sur le Brésil qui roule au sucre de canne. Pardon à l’éthanol »
« Détrompez-vous cher Monsieur et un peu de patriotisme ! Que diable ! En effet, dès 1938 la France carburait à l’alcool et pas seulement dans le pinard et le pastis. Les excédents vinicoles et les marcs des vendanges étaient distillés. Ce n’était pas une mesure économique, mais politique, si on ne voulait pas voir le Sud vinicole se révolter avec violences. C’était déjà arrivé. Cet alcool était additionné à l’essence pour livrer un carburant au rabais appelé CARBURANT NATIONAL. Il était considéré, à juste titre, comme une belle saloperie. La consommation augmentait, le moteur peinait, n’avait plus de reprise, d’autant plus que les véhicules français étaient sous-puissants donc d’un très mauvais rendement, puisqu’il fallait les pousser à leurs limites. Vous voyez qu’on n’a pas attendu les Brésiliens et qu’on en a tiré une leçon qu’ils tireront plus tard à leur tour »
Ce qu’on a fait en 1938 pour nos vignerons, l’Etat moutonnier s’apprête à le refaire pour nos betteraviers, enfants gâtes du blocus continental napoléonien. On va même l’étendre à toute l’agriculture en comblant les jachères imposées par l’EUROPE de Bruxelles.
Intoxications financières
Quand les services de l’Etat prétendent chiffrer leurs projets insensés, la même démarche les conduit à truquer tous les chiffres et de refuser de comparer ce qui est comparable.
Ainsi des biocarburants dont le prix de revient hors taxes est comparé au prix de l’essence à la pompe.
Ainsi des éoliennes qui s’amortissent sur un prix du KWH supérieur aux prix du KWH payé par l’abonné à l’EDF. Ce cadeau qui leur est fait est payé par le consommateur.
Curieuse démarche de la pensée universelle. Nos « Marie Chantale » de l’écologie nous bourrent le mou avec l’appui des médias. Incapables de faire un simple calcul énergétique ou financier ils plaident pour éradiquer la « faim dans le monde » en conseillant aux affamés de produire un mauvais carburant plutôt que de la nourriture.
Il y a quelques années, la presse spécialisée dans le sensationnel, pseudo scientifique, celle qui répand les âneries de l’effet de serre, claironnait qu’on avait réussi à extraire ou synthétiser des protéines à partir du pétrole. Les mêmes plaident, maintenant, pour transformer notre nourriture en carburant. Il faut vraiment que le lecteur ait une toute petite cervelle pour ne pas s’apercevoir qu’on se « paie sa tête ».
Gille de Gennes vient de mourir. Sa grande âme n’aurait pas admis ces supercheries. Mais il n’est pas seul à refuser de suivre les papagalos de l’écologie officielle. Malheureusement, il y a tant de craintifs qu’on n’est pas à la veille de les entendre.
Les Paniquards intéressés
Qui sont-ils ?
On les appelle des « scientologues ». Façonnés à la sauce enseignante de 1968, ils ont été formés aux disciplines abâtardies par les débauches sémantiques des fameuses mathématiques modernes, censées ouvrir à tous l’accès facile aux sciences. On les appelle météorologues, climatologues, astrologues, tous adeptes des sciences divinatoires.
De leurs études, ils ont retenu des formules sans comprendre ni essayé de comprendre les sciences qu’on leur enseignait si mal.
Cela a commencé dès l’école primaire. Il suffit de comparer les vieux livres de « leçons de choses » d’avant et d’après 1968.
A ces ectoplasmes de scientifiques on a donné des chefs formés à Science Po et Normale Sup dans les disciplines littéraires rénovées à l’ENA par un vernis de droit public.
Une campagne gigantesque, mondiale, d’intoxication, a été lancée avec toute la puissance des médias. Que ce soit pour un motif charitable ou salvateur, un seul but : des crédits, du pognon. Pourtant, tout ce qui avait été découvert aux siècles précédents l’a été sans ces fameux crédits.
De CROZEMARIE à nos grands patrons du CNRS jusqu’à ce Ministre surnommé « le docker de Somalie », il n’y a pas loin. L’important n’est pas de posséder mais de disposer. Voyages, voitures, hôtels de luxe Etc.…
Oui ! Mais la recherche a besoin d’argent ? Comment utilise-t-elle cet argent ? Lisez les bilans, ceux des officines de recherche et ceux des professionnels de la charité. Recomptez ce que dépensent les fameux Chefs Chercheurs ou Présidents charitables dans le « tourisme universitaire », dans les « séminaires », « colloques » « voyages d’études ». Ces gens-là se feraient sodomiser pour un billet d’avion, une note de frais, car, ces manifestations se font de préférence dans les hauts lieux du tourisme, le plus loin possible sous les tropiques. Ou alors, on leur paie de beaux bateaux, croisières à la clé.
Déjà, la République, dans le passé, a financé ce type de tourisme scientifique « bidon ». On a encensé Charcot, médecin allergique à la médecine, yachtman refoulé, navigateur approximatif, auto proclamé Commandant, et son inutile POURQUOI-PAS, financé par le contribuable et naufragé avec lui. ESTIENNE a repris le flambeau. L’océanographie est aussi un prétexte à de bien belles croisières.
Pour entretenir la pompe à finances, rien de tel que de flanquer la panique. Quand il a la trouille, le contribuable est bien plus malléable ? Pour cela, on va chercher dans le showbiz, les HULOT, les BARNIER,…. Ils sont légion à courir après la manne électorale et ses prébendes. Sans chercher bien loin, on en trouve aussi à l’Académie des Sciences, de toutes les sciences, de tous les pays du monde.
« Pigeons de tous les pays: unissez-vous…Et payez »
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