Adam Kesher

Médias. Communication. Société.

10 novembre 2006

C'est François Bayrou qui le dit

François Bayrou dans la préface de "Au nom du tiers Etat" :

"(...) Il n'y a pas plus de pouvoir législatif que de pouvoir de contrôle. On passe trois mois à voter à voter un budget. Mais le budget une fois voté, tous ceux qui l'ont examiné, débattu et voté ignoreront toujours de quelle manière il sera appliqué. Il n'y a pas 5% des parlementaires qui aient jamais participé à un contrôle effectif de l'exécution de ce budget. La Cour des comptes élabore et publie de savants rapports sur le gaspillage des deniers de l'Etat. Le parlement n'a pas le moindre droit effectif de suite sur ses observations et réquisitoires. L'année suivante, on vote le budget de la même manière. (...) D'ailleurs la plupart de ces lois, faute d'avoir été suffisamment préparées et étudiées, demeureront sans application concrète. C'est d'ailleurs leur vocation, puisque la véritable vertu d'un grand nombre de lois est d'être le support de la communication du gouvernement, qui pense ainsi prouver à l'opinion qu'il s'occupe des problèmes."

 
(En fait, c'est un peu pareil dans les entreprises, non ?)

Posté par adam kesher à 18:34 - 6. le mot du jour - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


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