Adam Kesher

Médias. Communication. Société.

11 août 2007

Le mot du jour

"Là, si tu me touches le sexe je vais bander, c'est une question de feeling avec la personne. D'ailleurs tu fais l'interview d'un acteur porno, pour faire ton sujet à fond tu devrais baiser avec moi. A Beyrouth ou en Irak, les journalistes vont directement sur le terrain, sous les bombes et les grenades !"

- Sebastian Barrio, à l'aimable attention de Sarah Constantin qui l'interviewait pour le numéro d'été "Sexe" des Inrocks .

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27 mars 2007

Créer se conjugue au présent

arton1133"Résister se conjugue au présent", disait Lucie Aubrac.


"Résister, c'est créer ; créer, c'est résister", nous disaient les résistants dans leur appel (superbement ignoré des médias à l'époque, mais comment aurait-il pu en être autrement, puisque cet appel les mettait justement en cause).


Conclusion : créer se conjugue au présent. CQFD.

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19 février 2007

Caca pipi popo

"There is three type of girlfriend. First type will never let you fart. They will get very upset if you do. Second type : would not mind so much. And the third type, my favorite, is the one that really actually enjoy if you fart. Only problem is they fart back at you.

One time I was with the first type, in a bed, trying to find a strategy to discreetly squeeze wind as she was sleeping. I made this poisonous one out, hoping she would not notice. She was deeply asleep and I notice she's having a horrible nightmare. I had to wake her up. She's crying and laughing in the same time.

- it was like shit everywhere, my mother, my brother, everybody was pooping, and then it was like a torrent in the street!'
- oh I'm sorry, it must be scary, I don't know what it means."


- Michel Gondry dans "I've been twelve forever" (sur son dvd), en V.O. sans le froggy accent mais avec les fôtes.

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08 décembre 2006

En passant

"Le passé, ce n'est pas ce qui a disparu, c'est ce qui nous appartient."

- Mathieu Amalric, dans Rois et Reine -

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01 décembre 2006

A méditer

"Le meilleur moyen d'avoir une bonne idée est d'en avoir beaucoup."

- Linus Pauling -

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22 novembre 2006

Rocard sur le capitalisme financier

Quelques pistes évoquées par Michel Rocard dans "Peut-on réformer la France" - (après ça, j'arrête de citer ce bouquin, promis) :

"(...) Il faur sauver l'économie de marché et la libre entreprise (...), parce qu'il n'y a pas de projet alternatif, parce que le communisme est mort, et parce que les gens d'Attac, en effet, ne savent pas de quoi ils parlent (lorsqu'ils prêchent des solutions ou des précautions nationales). Il est tout à fait important d'intervenir avec des régulations et des ralentissements. Ralentissements nécessaires pour des raisons écologiques et pour des raisons de correction du sens de la pente qui aggrave toutes les inégalités internes et internationales, afin de permettre, même si c'est un accroc à la profitabilité, un meilleur niveau d'emploi. En cela, il reste à écrire la deuxième partie du livre de Peyrelevade.

On peut imaginer des pistes. L'une d'elles serait de contribuer à améliorer le contrepoids syndical, par exemple en multipliant l'actionnariat salarié et en l'organisant de manière à ce qu'il soit présent et écouté dans les conseils d'administration.

On peut aussi imaginer de désolidariser la rémunération des PDG de la Bourse, puisque c'est l'évolution boursière des valeurs qui permet ce mécanisme spéculatif. Cela impliquerait que les PDG ne soient rémunérés que sur des critères réels de production de leur entreprise : le chiffre d'affaires, la valeur ajoutée ou les bénéfices sont des critères beaucoup plus sérieux que la valorisation boursière.

A mon avis, il serait important d'admettre en outre que l'ouverture des marchés, y compris pour les mouvements de capitaux, ne doit pas permettre dans un continent délimité - je pense particulièrement à l'Afrique - de bousculer le système au point d'exiger une profitabilité non compatible avec les équilibres sociaux locaux. Autrement dit, vive les opérations publiques d'achat à l'intérieur du marché commun, mais interdiction des OPA transcontinentales. C'est une piste, je ne dis pas qu'elle est bonne, mais je dis merci à Peyrelevade d'avoir fait le diagnostic".



A propos du diagnostic de Peyrelevade en question : lire ceci, cela ou encore ceça.

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20 novembre 2006

Le mot du jour

"Il est plus facile de désagréger un atome que de désagréger un préjugé."

- Albert Einstein -

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10 novembre 2006

C'est François Bayrou qui le dit

François Bayrou dans la préface de "Au nom du tiers Etat" :

"(...) Il n'y a pas plus de pouvoir législatif que de pouvoir de contrôle. On passe trois mois à voter à voter un budget. Mais le budget une fois voté, tous ceux qui l'ont examiné, débattu et voté ignoreront toujours de quelle manière il sera appliqué. Il n'y a pas 5% des parlementaires qui aient jamais participé à un contrôle effectif de l'exécution de ce budget. La Cour des comptes élabore et publie de savants rapports sur le gaspillage des deniers de l'Etat. Le parlement n'a pas le moindre droit effectif de suite sur ses observations et réquisitoires. L'année suivante, on vote le budget de la même manière. (...) D'ailleurs la plupart de ces lois, faute d'avoir été suffisamment préparées et étudiées, demeureront sans application concrète. C'est d'ailleurs leur vocation, puisque la véritable vertu d'un grand nombre de lois est d'être le support de la communication du gouvernement, qui pense ainsi prouver à l'opinion qu'il s'occupe des problèmes."

 
(En fait, c'est un peu pareil dans les entreprises, non ?)

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25 octobre 2006

Le mot du jour

" (...) Si une économie libérale est plus efficace, y compris pour les plus pauvres (parce qu'elle crée davantage de richesses et d'emplois), qu'une économie administrée, la vraie politique de gauche, c'est la plus libérale. Je ne suis pas économiste, mais il faudrait se demander dans lequel des pays d'Europe de l'Ouest la condition des pauvres s'est améliorée depuis trente ans. En France ? En Angleterre ? En Irlande ? En Espagne ? Au Danemark ? Quand j'écoute les économistes, je crains que ce ne soit pas en France... Si Tony Blair a davantage réussi à améliorer la situation des pauvres en Angleterre que Jospin en France, il faut en conclure que, que une politique plus libérale que Jospin, il a pourtant été mieux un homme de gauche. Peut-être pas plus à gauche, mais mieux à gauche (...)"

"Comme l'a dit un jour Rocard avec son honnêteté habituelle (...) : 'ayons l'honnêteté de reconnaître que nos adversaires ont gagné' ; et pas seulement de fait, parce que l'URSS a disparu, mais gagné intellectuellement, parce qu'il n'y a plus d'alternative crédible au capitalisme. Ce n'est pas une raison pour renoncer à la politique ! L'Etat n'est pas très bon pour créer de la richesse : le marché fait plus et mieux. mais le marché est incapable de créer de la justice : seul l'Etat a une chance d'y parvenir. Il faut donc les deux, Etat et marché, et au fond c'est ce que signifie la social-démocratie, dans sa version libérale. C'est le courant, aujourd'hui, dans lequel je me reconnais."

"La droite a gagné intellectuellement ou économiquement. Plus personne, chez les gens compétents, ne veut nationaliser quoi que ce soit, sauf circonstances exceptionnelles. plus personne ne croit que le productivisme puisse être une issue à nos problèmes économiques et sociaux. Mais la gauche a gagné moralement. Toutes les valeurs morales, aujourd'hui, sont des valeurs de gauche : la justice, la solidarité, le générosité, la protection des plus faibles... La France essaie de trouver un compromis entre les deux, d'autant plus difficile que la gauche n'a jamais reconnu la victoire intellectuelle de la droite. En 1995, le mensonge était surtout à droite (...) depuis plusieurs années, le mensonge est surtout à gauche. Sarkozy est un homme de droite, qui dit vraiment ce qu'il pense. Je ne suis pas certain que Strauss-Kahn ou Fabius en fassent autant... (...)"


Extraits de la réponse d'André Comte-Sponville à la question "Politiquement, où-vous situez vous aujourd'hui ?", dans un entretien paru dans le n°10 de la revue Médias.

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07 octobre 2006

CACHE-MISERE

"Nous cultivons en France la religion du verbe. Notre culture se crispe sur le langage, à tel point que nos esprits les plus brillants, dès qu'ils ont trouvé les mots, la formule qui fait mouche, estiment qu'ils ont pratiquement réglé le problème."

Christine Ockrent, interviewée dans le n°10 de la revue Médias, automne 2006.

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