Adam Kesher

Médias. Communication. Société.

19 août 2007

Bye bye

Je mets un terme à ce blog deux ans jour pour jour après l'avoir ouvert. Ca a été une aventure formidable, dont j'avais tiré un bilan après un an, auquel je n'ai pas grand chose à ajouter ou enlever. J'en retiendrai surtout les rencontres virtuelles ou réelles et en particulier les amitiés qui sont nées sur ces pages (pas de noms, ils se reconnaîtront), et un enrichissement personnel (dont un certain apprentissage de la modestie). Il y a quelques jours, Eric Mainville demandait sur Facebook "qu'est-ce qu'un bon blog ?", j'ai répondu "celui qui rend son auteur un peu moins con". J'espère qu'Adam Kesher aura été un bon blog... Si vous voulez en savoir plus sur la suite de mes aventures n'hésitez pas à m'envoyer un mail. Merci à tous ceux qui sont passés par ici et en particulier aux commentateurs, cela a beaucoup compté pour moi. Je laisse le blog ouvert.

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24 avril 2007

Méfiez-vous des procurations

Pendant que toute la France se félicite de ce formidable renouveau démocratique, je voudrais juste signaler que je connais deux personnes qui avaient donné procuration pour le premier tour mais qui n'ont finalement pas pu voter.

Motif expliqué aux "procurés" de ces électeurs : le bureau de vote n'a pas reçu les éléments nécessaires. (Et au moins une voix perdue pour Bayrou dans cette affaire, d'ailleurs, pffff).

Sur les deux électeurs concernés, l'une avait fait la démarche dans son commissariat lundi 16 à la première heure, l'autre mercredi 18. Je veux bien que ce soit un peu "last minute". Mais si l'administration n'est pas sûre que la procuration aura le temps d'être traitée (ce qui semble un peu inconcevable quand on travaille dans et avec des entreprises ou l'information circule de façon électronique), elle prévient non ? Ou alors elle refuse le dossier ?

Je suis peut-être un peu vieux con là-dessus, mais j'en connais qui ont eu les boules de ne pas pouvoir voter et je comprends.

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23 avril 2007

7

C'est le nombre de voix obtenues par Gérard Schivardi à Neuilly sur Seine.

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22 avril 2007

Sarkozy délinquant

Il n'attache pas sa ceinture à l'arrière.

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02 avril 2007

Le bonheur c'est simple comme un coup de pied (cadré)

Ca va beaucoup mieux depuis hier soir, moi. Parce qu'il ne faut pas perdre de vue le véritable enjeu de société d'ici le mois de mai : le maintien du PSG.

cp_4610c73865c1cIMAGES

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30 mars 2007

Un trimestre de cinéma

Confidence : je me suis acheté une carte UGC illimité en début d'année. Pour 18 euros par mois, je vais dans les salles UGC et partenaires autant que je veux, à partir du moment où je suis arrivé une heure avant pour avoir de la place et où je reste poli avec les mangeurs de pop-corn. Et j'en profite, je suis le meilleur client de l'UGC Ciné-Cité Les Halles (tant qu'à aller dans un multiplex, autant aller dans une salle... intimiste) et du Max Linder Panorama (cette salle, c'est la vraie classe. Sauf que le pop corn y est autorisé).

Bon, je sais, c'est très mal, ça ne fait pas vivre le cinéma indépendant. Mais on peut voir les choses du bon côté : si tout le monde rentabilisait sa carte comme moi, UGC ferait faillite et les cinémas indépendants pulluleraient. Bilan d'un trimestre de ciné, en toute inutilité : le blog d'Adam Kesher invente les critiques des films qui ne sont ni à l'affiche, ni à la location, ni à la vente, ni à la télévision.


holidayThe holiday **
Un très bon film de filles. Si, si. Bon, sauf la fin, vraiment trop niaise, ok. Mais il y a Kate Winslet.









WWWWhat a wonderful world *
Un film original, silencieux, contemplatif, tout en subtilité. Mais pas un beau film. Et encore moins un grand film.








hollywoodlandHollywoodland *
Un casting ambitieux qui masque un film ennuyeux. Des choix scénaristiques courageux, mais qui ne parviennent pas à créer l’émotion. Sitôt vu, sitôt oublié.








cashbackCashback ***
Un beau film, original, poétique et drôle, esthétique et enchanteur. Une vraie cure de jouvence, une des meilleures surprises de ce début d’année (et avec des jolis filles nues en plus).








inland_empireINLAND EMPIRE °
Certes, les films de Lynch sont des expériences sensorielles avant d’être des films. Certes, on ne pouvait pas ne pas attendre de Lynch qu’il se réinvente complètement après un chef d’œuvre comme Mulholland Drive. Certes, il est admirable de faire entrer à ce point le happening d’art contemporain dans les salles de ciné. Mais tout le problème, c’est justement que ce que j’aime, c’est le ciné ; pas l’art contemporain. On se consolera avec The Air Is On Fire à la Fondation Cartier.





lamomeLa môme ***
Vie, œuvre, gloire et décadence d’Edith Piaf en mode random. Un film finalement assez classique qui repose sur l’interprétation de Marion Cotillard et sur l’histoire de Piaf, qui se suffit à elle-même pour créer l’émotion. Sans complaisance excessive et avec quelques scènes d’anthologie (la mort de Cerdan). Un produit ready-made pour les césars.






bobbyBobby **
Croisement de destins, le temps de quelques heures, dans l’hôtel où sera assassiné Bob Kennedy. Un casting de film multimillionnaire sur lequel on aurait tort de s’arrêter. L’intérêt principal du film réside dans son mode narratif altmanien et la reconstitution d’une époque : le projet de saisir l’air d’un temps. Mais qui ne devrait pas résister fortement à l’épreuve du temps.






little_childrenLittle Children ****
Chronique du mal-être dans une banlieue américaine, où les apparences sont trompeuses et les malades ne sont pas forcément ceux qu’on croit. Un sujet souvent traité en littérature ou au cinéma (Short cuts, American Beauty) et toujours efficace. Des personnages tout en nuance. Admirable.







bugBug **
Plongée en huis-clos halluciné dans la folie extraordinaire d’un couple. Alors que la première partie du film installe subtilement la tension psychologique, créant une proximité avec le spectateur, le basculement dans la folie, dans laquelle on plonge en sautant les étapes, fait exploser cette proximité, repoussant le spectateur en dehors du film. C’est le pari risqué de Friedkin, qui, à la façon de Polanski dans le Locataire, fait du schizophrène le personnage principal du film – quitte à flirter avec le ridicule. Du cinéma comme on en voit rarement, mais qui ne méritait pas autant l’enthousiasme de l’intelligentsia de Télérema et des Inrocks.



Iwo_JimaLettres d'Iwo Jima ****
Le miroir de « Mémoires de nos pères », ou comment l’idée simplissimiste, donc génialissime, d’Eastwood – raconter la même bataille du point de vue des deux bélligérants – nous touche au cœur. Ici la trame est celle d’une défaite annoncée et le thème celui de l’Honneur et de la lâcheté… avec la même perfection esthétique que celle du premier volet.






laviedesautresLa vie des autres ****
Vous n’en aviez pas envie et moi non plus. Et pourtant on ne s’ennuie pas une seconde et c’est le meilleur film de l’année. Un thriller psychologique sur fond de drame politique. Une exploration du voyeurisme, de la conscience personnelle et de la résistance. Et une brillante façon de revisiter une histoire européenne récente.






infiltresLes infiltrés *
Moins bon que l’original, Infernal Affairs ; beaucoup moins bon que les Scorsese narrés sur le même principe (les Affranchis, Casino…) ; truffé d’invraisemblances ; obligeant à supporter Leonardo di Caprio pendant 2h30… Scorsese a enfin trouvé la recette de l’oscarisation : Il suffisait de décevoir. A propos de Scorsese, son meilleur film, et sans discussion possible, c'est celui-ci.







comebackLe Comeback *
5 minutes d’anthologie avec la transformation de Hugh Grant en Andrew Ridgeley, le temps d'un clip fabuleusement années 80 qui ouvre le film. On peut partir juste après le générique ; attendre le passage télé ; ou juste réécouter Wham.








18744346Ensemble, c'est tout **
Tellement... français. Ni terriblement jubilatoire, ni terriblement émouvant, mais un bon film, quoi. Qui vaut surtout par la qualité générale de l'interprétation.

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28 mars 2007

C'est bon

Ca ne m'arrive pas souvent de me sentir totalement en phase avec un article de presse. De commencer à lire un article, de me dire "oui", puis, deux lignes plus loin "oui, oui", puis, à la fin du deuxième paragraphe, "encore", et oui et ouiiiii et encore et encore, j'adore, vas-y. Et d'en sortir essoufflé, lessivé, surpris, jubilant. Et de relire, relire et relire, jusqu'à vider le papier de sa substance, jusqu'à ne plus rien sentir. De se dire que l'auteur est génial, génial d'avoir aussi bien compris ce que je ressentais, sans l'avoir théorisé, d'avoir su dire très exactement ce que j'avais besoin d'entendre à ce moment là.

L'autre jour, ça m'est arrivé.

Mais non, il n'était pas question de politique, de société, d'actualité ou même de sport.

7911C'était dans Voici. Le toujours excellent Voici.
L'auteur, c'était Yann Moix.
Le sujet, c'était Stéphane Guillon.
Le principe, c'était d'atomiser Guillon. Et ça c'est bon, parce que Stéphane Guillon, rien que de le voir, même sur une affiche, ça me met hors de moi.

Je vais donc user de mon droit de citation pour tenter de vous faire partager ma jubilation :

"J'aime beaucoup Stéphane Guillon. Comme les contrôleurs SNCF ou RATP, comme les inspecteurs de l'Urssaf ou les huissiers. Il exerce, pour subvenir à ses besoins, une profession de méchant (...) Il est devenu cruel en échange d'une fiche de paie (...) Mais on sait bien, Sartre l'a écrit, qu'un contrôleur, une fois endossée sa panoplie avec casquette et petite sacoche, finit par se prendre pour un contrôleur (...) Il y a 4 sortes d'humoristes : 1. les gentils sans talent, 2. les gentils avec talent, 3. les méchants avec talent, 4. les méchants sans talent (les aigris) : (...) Stéphane Guillon, donc. L'écueil de la méchanceté sans talent (...) c'est qu'elle est à l'humour ce que la masturbation est à l'amour : attendue, mécanique, répétitive, sans surprise. on devine tout à l'avance chez Guillon : qu'il s'en prendra à la niaiserie de Lalanne, aux seins refaits de Loana, à la boboterie de Vincent Delerm, à la beauferie de Bigard, à l'arrivisme de Sarkozy (...), à l'académisme de Jean d'Ormesson (...), au nombrilisme de Christine Angot. Stéphane Guillon est une sorte de loi de l'attraction : quand tu lâches une pomme, hop, inéluctablement, elle tombe. C'est prévu. C'est prévisible. Eh bien, quand Guillon lâche un nom, hop, on sait où ce nom va atterir, dans quelle case, avec quel calembour, sur quel ton. Guillon est l'inventeur de l'humour newtonien (...) C'est pourquoi il me fait tant de peine quand il s'escrime à attaquer des gens qui ne lui ont rien fait. et qui, lorsqu'ils osent lui répondre, mettent Stéphane dans une rage folle : en effet, la répartie, il ne sait pas faire, ce n'est pas écrit, ce n'est pas prévu, il n'est pas payé pour ça (...)"

Le contrôleur RATP, c'est exactement ça. Le méchant sans talent, c'est exactement ça. L'humour newtonien, c'est exactement ça. Stéphane Guillon, c'est exactement ça.

Voilà, c'était un coup de coeur pour un coup de gueule. Je ne sais pas vous, mais cette prose, j'adore.


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19 mars 2007

Pub

6

Demain paraît le premier roman de Norbert Balcon, En route vers le clochard. Je lui souhaite tout le succès qu'il mérite, après les déboires qu'il a pu connaître dans ou en dehors de la blogosphère, à cause de l'ESJ Lille ou pas.

Nous ne nous sommes jamais rencontrés mais ça me fait très plaisir, et tout drôle à la fois, de voir que l'un des premiers blogueurs que j'avais découverts (complètement par hasard, en cliquant sur la liste des derniers blogs actualisés de canalblog) entre dans la catégorie "écrivain".

Une chose est sûre : ce Vol au-dessus d'un nid de coucou français révèle une plume acérée qui ne vous laissera pas indifférent. Pour tous ceux qui aiment être dérangés.

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20 février 2007

Nooon, rrrrien de rrrien...

Sur tous les plateaux télé, en une de tous magazines de cinéma, féminins, people ou actu, là où on l'attend, là où on ne l'attend pas : ça faisait un mois que je n'en pouvais plus de voir ça p-a-r-t-o-u-t :

MarionCotillard_150

Et votre intérprétation est vraiment étonnante, et comment avez-vous fait pour devenir Piaf, et "étiez-vous" Piaf en permanence, et c'est le plus grand film français de ces 10 dernières années...

Le moins que l'on puisse dire, c'est que la campagne de promo est réussie.

Dans ces conditions, une seule solution pour exorciser Marion Cotillard : aller voir La Môme. C'est maintenant chose faite. Je ne vais pas aller jusqu'à me recueillir sur la tombe de Piaf mais c'est vrai que c'est un beau film. Un film extrêmement classique en fait. La vie de Piaf se suffit a elle-même, pas besoin d'en faire des tonnes au niveau de la narration.

Pour moi qui ne connaissais quasiment rien à la vie et l'oeuvre d'Edith Piaf, c'était une bonne séance de rattrapage. Comme Piaf meurt à la fin, c'est aussi un bon plan pour consoler sa copine, mais il faut être prêt à manger du Nooon rrrrien de rrrien pendant quelque temps à la maison après l'avoir vu.

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09 février 2007

Avec 10 ans de retard...

... (ou presque), je découvre le clip de Praise You de Fatboy Slim dans le DVD des films de Spike Jonze, et c'est je crois clip le plus dingue que j'aie vu.

Posté par adam kesher à 22:34 - rien de tout ça - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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